Working together to make health workplaces healthier

Échange de connaissances

Archives des chefs de file en vedette

Marlene Smadu

Marlene Smadu ne mâche pas ses mots lorsqu'il est question de l'importance de la qualité du milieu de travail dans le monde de la santé.  

« Il est inacceptable de financer, de gouverner ou de diriger des établissements de santé malsains tout autant que d’y travailler ou d’y recevoir des soins.  Un point c'est tout!  Les preuves sont abondantes et il ne devrait plus y avoir de débats ou de discussions interminables à ce propos, » affirme la doyenne associée du College of Nursing de la University of Saskatchewan, et présidente de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada

«  Nous devons tous l’affirmer avec conviction, et nous assurer qu'il y ait de réelles conséquences lorsque les lieux de travail malsains ne sont pas améliorés, car nous savons que les lieux de travail malsains mènent à des résultats de faible qualité et de moins bons soins pour les clients, » de dire Mme Smadu. 

Étant donné sa vaste expérience de la recherche en matière de qualité des milieux de travail et de la mise en œuvre de ses constatations dans les milieux de l’enseignement et des soins infirmiers, il n'y a pas de doute qu'elle parle par expérience.

« Je crois depuis longtemps aux pratiques entourant la qualité des milieux de travail et je les ai mises en application, que ce soit dans les milieux cliniques, d’enseignement, dans les organismes gouvernementaux ou d’autres organismes, » dit-elle.  

« Essentiellement, les gens se rendent dans leur milieu de travail pour y faire un bon travail, et ils veulent être traités avec respect et dignité, s'épanouir aux plans personnel et professionnel, et pendre plaisir à y travailler. »

Dans un milieu d’enseignement, Mme Smadu tente d'appuyer le corps professoral pour que chacun fasse de son mieux dans tous les aspects de son travail, qu'il s'agisse d'enseigner aux élèves ou de les superviser, d'effectuer de la recherche, de contribuer à la pratique professionnelle ou de prendre part à des activités communautaires.

Elle croit que le corps professoral réussit bien dans un contexte universitaire où l'autonomie professionnelle, les choix, la souplesse, l'auto-gestion sont des valeurs primaires, alors elle met l'accent sur ces principes dans son travail auprès du corps professoral et les appuie.

Elle travaille aussi étroitement avec les associations étudiantes et autres groupes d'étudiants informels pour promouvoir la qualité des milieux de travail, en tenant compte de leur point de vue, en se montrant à l’écoute de leurs difficultés et en les aidant à les résoudre.

« En travaillant auprès des élèves-infirmières de premier cycle, j'ai l'occasion de comprendre leurs besoins uniques et leurs valeurs concernant les milieux de travail du domaine de la santé, et de les aider à se sentir à l'aise de formuler ces besoins, » explique-t-elle.

Mme Smadu a commencé à travailler avec la Coalition pour la qualité de vie au travail et des soins de santé de qualité (CQVT-SSQ) sur l'invitation de Wayne Strelioff, qu’elle connaissait puisqu’il avait été vérificateur provincial de la Saskatchewan.  M. Strelioff avait accepté d'être président de la CQVT-SSQ.

Mme Smadu, qui participait alors à un projet de recherche portant sur la qualité des milieux de travail subventionné par Santé Canada et le gouvernement de la Saskatchewan, a été impressionnée par l'intérêt qu’avait M. Strelioff envers la nouvelle Coalition et à quel point il était prêt à s’investir dans son leadership. 

« Le fait qu'un si grand nombre d'organismes nationaux aient acceptés de devenir partenaires de la Coalition m'a aussi attiré -- J'ai senti qu'ils avaient pris un engagement concret. » se rappelle-t-elle.  En conséquence, non seulement a-t-elle accepté de siégé au comité directeur de la Coalition, mais aussi de présider le groupe de travail sur l’accroissement de la sensibilisation et de l’engagement de la CQVT-SSQ.

« Le poids qu’avait la Coalition, avec ses 10 organismes nationaux y compris le gouvernement fédéral et tout près de 100 experts sur la qualité du milieu de travail, lui accordait une  crédibilité significative, ce qui voulait dire qu'il pourrait y avoir une solide lancée pour donner son envol à la démarche et la maintenir. » soutient-elle.

Mme Smadu était très bien placée pour représenter l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) en tant que partenaire clé de la Coalition car l'AIIC travaillait en fait depuis de nombreuses années aux problèmes de qualité de vie au travail.

« L'un des rôles de l'AIIC consiste à recueillir et à fournir  des preuves ainsi qu’à effectuer de la recherche, puis à faire avancer les politiques visant le changement. » explique-t-elle.  « À cette fin, l'AIIC a fait appel à Graham Lowe, pionnier en bien-être en milieu de travail, pour mener un travail majeur sur la qualité des milieux de travail et des indicateurs possibles, et elle a travaillé étroitement avec le Conseil canadien d'agrément des services de santé et d'autres organismes pour intégrer ce travail au processus d'agrément et à d'autres processus. »

Bien que l'AIIC ait produit de nombreux documents et autres ressources sur la qualité de vie au travail, l'Association était d'avis que ses efforts pourraient être renforcés par une collaboration avec d'autres intervenants, et que d’autres organismes et leurs membres pourraient profiter du travail significatif effectué dans ce domaine.  

«  Le but ultime et commun de l'AIIC  et de ses partenaires consiste à créer des milieux de travail sains pour tous les prestateurs du monde de la santé, qui appuient la rétention et le recrutement des prestateurs ainsi que des processus et des résultats de haute qualité pour les personnes qu'ils desservent. » insiste Mme Smadu. 

Tenant compte de cela, les milieux de travail de haute qualité dans le domaine de la santé continueront d'être une priorité élevée pour l'AIIC car ils mènent à de meilleurs résultats pour les patients et clients. 

Mme Smadu croit que les preuves et les plans d'action cernés qui sont produits par la Coalition ont mis le Canada sur la bonne piste, mais qu'il  « reste encore beaucoup à faire auprès des organismes, des établissements et des gestionnaires pour leur offrir les outils nécessaires et mettre en œuvre les changements.   L’AIIC continuera d’être à la tête de ces changements. »

Étant donné le succès et la passion qui lui ont valu sa réputation en ce qui concerne les milieux de travail sains, il semblerait que la Coalition pourra compter sur un atout majeur dans son équipe pendant pas mal de temps.

 Pour obtenir plus d'information sur les efforts de l'AIIC en matière de qualité de vie au travail, veuillez visiter le site  www.cna-nurses.ca et cliquer sur l'onglet Pratiques infirmières pour accéder aux ressources sur les milieux de pratique et la sécurité des patients .